Un trésor (bio) doré

Comment fabriquent-elles le miel ?

Les abeilles ouvrières possèdent sur leurs pattes des corbeilles pour stocker le pollen le temps de leur récolte. Quant au nectar des fleurs, elles l’aspirent avec leur langue et le gardent dans leur estomac (jabot). Pendant leur vol, les abeilles régurgitent sans recracher le nectar ingéré et de retour à la ruche elles le transmettent par la bouche à d’autres abeilles. Ce liquide sucré auquel elles ont ajouté quelques éléments biochimiques de leur système digestif doit alors être ventilé : le liquide est déposé dans des alvéoles qui resteront ouvertes le temps que l’eau qu’il contient s’évapore. Il devient alors de plus en plus visqueux et épais. Au final, l’apiculteur récoltera jusqu’à 2 grammes de miel par alvéole.

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L’apiculture

L’apiculture consiste à élever les abeilles pour récolter les produits qu’elles fabriquent, comme le miel, la cire, la gelée royale, ou la propolis. L’apiculteur facilite le travail des abeilles : il leur fournit des ruches comme abri, des médicaments et, au besoin, de nouvelles reines. Il se sert d’un assortiment d’outils spéciaux pour faciliter sa tâche et travailler en toute sécurité auprès des abeilles : une combinaison, des gants, des bottes, un masque de protection du visage, un enfumoir pour calmer les abeilles,…

© L’abeille de Seignolles

L’abeille est le principal insecte pollinisateur

Comme l’abeille, plusieurs familles d’insectes se nourrissent de pollen et de nectar. En butinant l’abeille va de fleur en fleur, une partie du pollen (élément mâle) reste collé sur les pattes de l’abeille et se dépose sur le pistil (élément femelle) des autres fleurs qu’elle butine : cela permet de féconder les fleurs, c’est la pollinisation. L’abeille est le principal insecte pollinisateur de notre planète. La disparition des abeilles provoquerait donc un désastre écologique mondial.

Depuis une dizaine d’années, on observe une diminution du nombre de colonies. Plusieurs causes peuvent expliquer l’augmentation de la mortalité des abeilles : l’évolution du climat, un environnement moins riche, la pollution par les pesticides, différents parasites et insectes. La disparitions des abeilles est un phénomène très inquiétant et les scientifiques cherchent des solutions pour les protéger.

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Un trésor précieux

Les abeilles butineuses sont capables de transporter une quantité de nectar à peu près égale à leur propre poids d’à peu près 75 milligrammes par voyage.

Le travail d’au minimum 6000 abeilles est nécessaire pour produire 1 kilo de miel. Pour cela environ 800 000 fleurs seront butinées, pour une distance totale parcourue de près de 40 000km, soit un tour complet de la terre.

Comment l’utiliser au quotidien ?

Un usage multiple, on peut l’utiliser pour sucrer une tisane, un café, un yaourt, un smoothie, sur des tartines ou dans des recettes de cuisine pour profiter de son goût unique. Certaines personnes l’utilisent comme masque pour le visage.

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Miel bio, comment est-ce possible ?

Le miel bio se distingue par un mode de production et des conditions d’élevage des abeilles qui respectent le cahier des charges de l’agriculture biologique et dont les principales caractéristiques sont les suivantes :

L’utilisation de médicaments vétérinaires est très réglementée : l’organisme certificateur ou l’autorité de contrôle doit en être informé avant que les produits puissent être commercialisés en bio.

Les abeilles doivent naître et être élevées dans des exploitations bio. Les règles applicables à la production bio doivent être respectées pendant au moins un an avant que le miel puisse être commercialisé en bio.

Les ruchers ne peuvent pas se situer à proximité de sources pouvant présenter des risques pour la santé des abeilles et pour les produits.

Les ruches doivent être construites avec des matériaux naturels ne pouvant pas nuire aux produits apicoles ou à l’environnement.

Les sources de pollen et de nectar doivent être disponibles autour du rucher (dans un rayon de 3 km) et être principalement issues de cultures produites selon les règles de l’agriculture biologique, d’une flore spontanée et/ou de cultures traitées grâce à des méthodes respectueuses de l’environnement. Elles doivent être éloignées des activités industrielles à risque et des autoroutes.

La destruction des abeilles dans les rayons, l’utilisation de rayons qui contiennent des couvains et l’utilisation de répulsifs chimiques de synthèse sont proscrits lors de la récolte des produits.

Pour assurer l’hivernage, des réserves de miel et de pollen sont laissées à disposition dans les ruches après la saison de production. Le nourrissage est cependant envisageable sous certaines conditions. Il doit être constitué de miel, de sucre ou de sirop de sucre bio.

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